Qu’est-ce qu’une polynie ?

 Narvals (Photo de Mario Cyr)

Narvals (Photo de Mario Cyr)

Une polynie, prononcée « pol-en-ya », est une vaste zone d’eau libre entourée de tous côtés par la glace de mer. En termes simples, c’est un grand trou dans la glace de mer. Mais son but et la façon dont il se présente sont beaucoup plus complexes que son apparence ne le suggère. Au total, l’Arctique canadien contient 23 polynies.

Comment se forment les polynies ?

Les polynies sont formées de deux manières, qui impliquent toutes deux la chaleur. Une polynie de chaleur sensible est créée lorsque le réchauffeur chaud se trouve à la surface de la glace de mer. Cela maintient la température de l’eau de surface à zéro degré ou au-dessus.

L’autre façon de former une polynie est lorsque le vent ou les courants océaniques éloignent une partie de la glace de mer d’un point fixe, tel qu’un littoral. Cette polynie, appelée polynie de chaleur latente, est considérée comme la zone située entre la partie rompue et le point fixe.

Comment un trou dans un morceau de glace aide-t-il la vie marine?

Les mammifères marins, tels que le narval et le morse, dépendent des polynies et construiront leur vie autour d’elle. La Polynie des eaux du Nord, située entre le Canada et le Groenland, est la plus grande polynie arctique et fournit un refuge aux mammifères marins pour se nourrir et se reposer.

Les eaux libres des polynies sont l’un des écosystèmes les plus productifs de l’Arctique, car leurs températures plus chaudes abritent le plancton pour la consommation de morue arctique. Avec une abondance de morue fraîche à portée de nageoire, les narvals, les baleines et les morses peuvent se nourrir du poisson. Les ours polaires chassent souvent les phoques le long du bord de glace des polynies.

Les mammifères marins ne sont pas les seules espèces à se remplir. La Polynie des eaux du Nord est un refuge pour des millions d’oiseaux de mer; environ les deux tiers de la population mondiale de guillemots à bec épais visitent cette polynie pour une collation.

Comment la CCN protège-t-elle cet habitat?

La polynie du détroit de Lancaster est une polynie de chaleur latente qui soutient une région incroyablement riche en biodiversité.

Le 8 juin 2016, Shell Canada a accordé plus de 860 000 hectares (8 625 kilomètres carrés) de droits extracôtiers dans les eaux de la baie de Baffin, près du détroit de Lancaster, à la Nature de Conservation Canada (CCN). Les communautés inuites, ainsi que d’autres organismes de conservation, travaillent depuis des décennies à faire progresser cette aire marine protégée.

La CCN était heureuse d’aider à accélérer une initiative de conservation marine d’importance mondiale en cédant par la suite les droits au gouvernement du Canada, afin de renforcer l’engagement du Canada à protéger les océans et les côtes.

Ces eaux seront ajoutées à l’aire marine nationale de conservation de Tallurutiup Imanga–Lancaster Sound. Cette région comprend la polynie du détroit de Lancaster, une polynie de chaleur latente qui soutient une région de biodiversité incroyable. Il abrite des espèces telles que les ours polaires, les phoques, les narvals, les bélugas et les baleines boréales. Il sert également de voie de migration pour les espèces de mammifères marins, telles que les baleines boréales, les narvals et les épaulards et les espèces d’oiseaux de mer, telles que la mouette à pattes noires.

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